Prothèses augmentation mammaire

Cette opération d’augmentation mammaire concerne des femmes dont la glande mammaire s’est peu ou pas développée ; elle ne doit pas être pratiquée sur une très jeune fille dont la croissance ne serait pas terminée.

Le chirurgien explique lors des consultations les avantages et les inconvénients de chaque type de prothèse, et détermine la taille souhaitable selon la morphologie de la patiente en prenant les mesures nécessaires (de la poitrine actuelle et du torse) et ce afin d’obtenir un résultat le plus naturel possible ; afin que la patiente se fasse une idée un peu plus précise de sa future silhouette, il est fréquent de poser des prothèses de démonstration dans un soutien gorge adapté.

protheses-mammaires-tunisie
Techniques pose prothèses mammaires Tunisie

La technique chirurgicale de pose de prothèses mammaires

Elle consiste dans la pose d’une prothèse derrière la glande mammaire ou derrière le muscle pectoral ou encore derrière l’aponévrose musculaire afin d’assurer une bonne tenue de l’implant et donner l’aspect le plus naturel possible. Le chirurgien pratique une incision de 3 à 4 cm de long qui se situe soit sous l’aisselle, soit au bord de l’aréole soit dans le pli sous mammaire.

Il existe plusieurs types de prothèses mammaires suivant leur forme, leur contenu :

  • La forme : elle peut être ronde ou anatomique (en forme de poire).
  • La projection est de 3 types : profil bas ou moyen ou haut, c’est-à-dire que la prothèse peut être plus ou moins épaisse ce qui donne peu , moyennement ou beaucoup de profondeur au décolleté.
  • Le diamètre de chaque prothèse varie suivant la taille et le profil choisi.
  • Le contenu : aujourd’hui sont autorisées en France LE SERUM PHYSIOLOGIQU (eau stérile) LE GEL DE SILICONE, L’HYDROGEL (sérum physiologique gélifié)
  • L’enveloppe : celle-ci est faite de silicone solide très bien supporté par l’organisme puisque c’est un matériau inerte, la surface en est lisse ou texturée (aspect grumeleux). La suture est réalisée au moyen d’un surjet avec un fil non résorbable.

Durée de l’intervention

1 heure à 1H30

Après l’intervention

Un stéristrip (bande collante résistante à l’eau) est placé à la fin de l’intervention directement sur les fils et la peau.
Un pansement compressif est mis en place à la fin de l’intervention, dès leur enlèvement, le port du soutien gorge devient obligatoire avec des compresses stériles protégeant le mamelon et les cicatrices, ces compresses sont changées chaque jour par la patiente.

Les points sont enlevés à 7 jours post opératoires.

Les steristrips changés à l’ablation des points sont maintenus pendant les 2 premières semaines post opératoires.

Les contrôles : après l’ablation des points, la patiente est vue à 1mois post opératoire, puis 3 mois, 6 mois et 1 an post opératoire. Les contrôles suivants peuvent se faire chez le chirurgien ou lors de

la visite annuelle chez le gynécologue.

Recommandations après pose implants mammaires

Malgré un œdème résiduel toujours assez important, la patiente ressentira immédiatement l’impression d’avoir des seins « durs » et « cartonnés » ceci est inhérent à la chirurgie, puisque la réaction corporelle à l’agression qu’est la chirurgie fait durcir les tissus cutanés et profonds et donne cette impression particulière ; la souplesse et la sensibilité reviennent assez vite en 2 à 4 semaines.

Une couverture antibiotique est mise en place pendant l’intervention, elle se poursuivra pendant 4 jours de même qu’un traitement anti-inflammatoire et antidouleurs.

Le bain (baignoire, piscine ou mer) est formellement interdit pendant 3 semaines pour éviter une mauvaise cicatrisation ou pire un ramollissement des tissus qui engendrerait fatalement une ouverture au niveau des cicatrices ; la douche est autorisée et même fortement conseillée dès l’ablation du pansement compressif ; une hygiène rigoureuse est impérative pour éviter toute infection locale ( avec un savon type « cytéal » et un séchage strict par tamponnage et non frottement).
Le sport est interdit pendant au moins 4 semaines, la transpiration étant l’ennemi juré de la bonne cicatrisation.
L’exposition solaire est interdite pendant les 3 premières semaines, et ensuite une protection d’indice minimum 25 est obligatoire.

Les suites opératoires

A court terme

Hématome : saignement important qui peut survenir malgré les drainages, survient dans les premières 48 heures et nécessite une ré intervention si la tension sur le sein s’avère trop importante.

A moyen et long terme

Cicatrisation difficile : due principalement à la qualité cutanée et non à la technique chirurgicale ou la technicité du chirurgien. On peut constater une rougeur des cicatrices, inflammation et quelquefois douleurs au toucher : se résout par l’injection de corticoïdes (assez douloureux) ou l’application biquotidienne d’une crème renfermant du silicone (uniquement sur une cicatrice fermée et non suintante).

A NOTER

Si le dialogue avec le chirurgien sur le volume escompté s’est déroulé normalement lors des consultations avant l’intervention, le risque d’insatisfaction quant au volume est quasi nul. Il est nécessaire de réaliser une surveillance régulière de la poitrine et des prothèses et on ne peut pas limiter la durée de vie de celles-ci à 10 ans comme il est fréquemment entendu ; sauf accident ou rupture inopinée de la prothèse, il n’est pas nécessaire de les changer à une date fixe.

Le chirurgien se réserve le droit de refuser un volume trop important risquant de nuire à la patiente en terme de santé, de morphologie ou d’absence de naturel.